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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 08:45

De plus en plus de personnes se disent médium, canal, branchées, en contacts avec des intelligences supérieures mais de quoi s’agit-il ?

La Massenie, vous le savez, est  rattachée à un Collège composé de Guides. Dans ce collège, on apprend et on enseigne, comme des élèves qui s'instruisent tout en instruisant. Si vous visitez un jour ce collège, vous retrouverez parmi les Guides des êtres qui vous sont connus et, vous serez encore plus étonnés de rencontrer des vivants en voyage. Même comme élève, on ne peut accéder au collège que lorsqu'on a atteint un certain degré d'évolution. Cela peut se faire sans que vous n'en rameniez pas le souvenir… vous n'en ressentirez que les conséquences. Au collège, vous êtes pris en mains successivement par des guides différents qui vous forment.

En somme, vous êtes testés pour savoir qu'elle est la mission dont vous serez chargé, qui sera la plus apte à votre nature ou même tout simplement pour faciliter votre progression.

Ces Guides sont souvent durs avec nous, mais nous ne nous doutons pas combien nous sommes suivis.  Cela doit nous faire comprendre que nous devons être conscients que nous bâtissons à chaque instant notre vie future. Aucun de nous, j'en suis certaine n'est parfait ou sans défaut, Mais chacun doit s’efforcer de faire le maximum pour garder sa voie droite et progresser… Nous devons apprendre à contrôler nos pensées…

Il y a des décisions des guides qui peuvent surprendre, mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes des humains vivant sur cette terre. Notre façon de raisonner n'est pas la leur. Il faut nous garder d'interpréter, nous pourrions faire de grandes erreurs. Mais soyons toujours confiants un eux.

Hélas, nous avons tous le même défaut... nous voudrions les voir, leur parler à volonté... et tout de suite ! L’intelligible ne passe pas toujours par des mots Il y a dans certains cas des contradictions dans les propos de certains guides et cela nous surprend. Ce n'est certes pas un hasard mais voulu par la haute autorité qui régit les guides. Il nous faut rester sans cesse à l’écoute de ce qui se passe dans notre vie et savoir discerner ce qui nous appartient et ce qui appartient au coup de patte d’un guide, d’un ange… peu importe le vocable utilisé, l’important n’est pas là…

Commençons, si vous le voulez bien par comprendre l’acte du contact… Les Maîtres ou guides n’ont qu’une envie… que de plus en plus de personnes puissent entrer en contact avec eux afin qu’ils puissent transmettre la Con-naissance au plus grand nombre mais pour que ce contact puisse avoir lieu, encore faut-il que les personnes concernées soient à un niveau vibratoire proche du leur afin de ne pas risquer de les brûler avec Leur énergie ou, inversement, afin de ne pas être «Salis» par l’énergie de tous les aspirants médium. Il nous faut donc comprendre que chacun entre en contact avec des guides d’une valeur vibratoire proche de la leur… ce qui nous amène à percevoir que les contactés, le sont par des entités allant du bas astral aux anges (si l’on se réfère au mythe catholique) Tout n’est donc pas bon à prendre… loin de là… Le Guide de la Massenie m’avait donné comme consigne d’attendre d’avoir par trois fois la confirmation d’un contact avant de l’attesté vrai… Ainsi me disait-il, tu pourras séparer ce qui vient de ton imaginaire du contact par lui-même… et méfie-toi des apparences, insistait-il, le clochard qui sonne à ta porte est peut être ton plus grand Maître !

Bon nombre aussi de ce que l’on prend pour des contacts sont des réminiscences d’un savoir passé issu de cette con-naissance dont je parlais plus haut (Con-naissance : naitre avec – il s’agit de ce savoir inné ou … avec lequel nous naissons) et qui s’adresse prioritairement à nous… à notre évolution personnelle… et il nous faut aussi cesser de croire que chaque être est un clone de nous-même et que tout ce qui nous vient concerne aussi les autres…

Chacun d’entre nous nait avec deux guides qui sont en fait des âmes appartenant au même groupe que nous et qui acceptent de ne pas se réincarner afin de nous accompagner durant notre vie... leur action se passe ou durant notre sommeil ou directement sur notre vie… mais nous ne revenons pas toujours de nos nuits avec une pleine conscience de nos «rêves» tout comme nous sommes loin de percevoir ces clin d’œil du destin lorsqu’ils se présentent… cela dure jusqu’au moment où nous nous éveillons à autre chose… à d’autres valeurs… plus spirituelles… Jusqu’à la mort du vieil homme disent les initiés… Ensuite, lorsque nous trouvons notre tâche à accomplir dans cette incarnation présente… notre mission… ces âmes cèdent leur place à des guides plus élevés dans la hiérarchie jusqu’à des Maîtres pour certains…

Mais là encore, il ne faut pas croire qu’il suffit de le vouloir pour que cela puisse se réaliser…

Il nous faut accomplir notre part du chemin pour que ces guides puissent faire leur part… Il faut aller au bout des mots et au bout des mots, il y a l’ange disait Gitta mallasz. «Ce que les Anges transmettent à travers les mots, c’est une force de vie formidablement agissante qui rayonne bien au-delà des mots. Ce sont des paroles qui surgissent de mon vécu, pas des exposés théoriques… Les interprétations intellectuelles ne sont que bruit vide et ne nourrissent pas l’âme affamée…»

Il nous faut encore comprendre que ces contacts ne viennent qu’à ceux qui connaissent leur tâche et encore… qui vont au bout de leur tâche… Là encore il s’agit non pas d’une faveur accordée mais d’une aide afin d’accomplir NOTRE travail ici-bas… n’en déplaise aux diseuses de bonne aventure ; les messages des Maitres ne sont pas que des beaux discours prônant l’amour sous toutes ses formes mais bien des conseils, des orientations, des désaccords … servant à avancer…Seul ou en groupe… Entrer en contact avec nos guides demandent déjà de se poser les questions, d’aller au bout de ces questions et les Maitres n’interviennent que lorsque l’on ne peut plus avancer... que l’on n’a plus de solution autre…

Pour revenir sur Gitta Mallasz, elle nous dit encore que «la question sincère ne suffit pas pour obtenir une réponse… Il nous faut faire la marche d’approche, chauffer le sujet jusqu’à ce qu’il devienne une évidence … Tout est possible si l’on dépasse la petite personne»

Les maitres me disaient il y a une trentaine d’année : l’Homme en sait assez… il est porteur de suffisamment de Con-naissance pour que Nous n’intervenions plus dans son processus de croissance… C’est à lui maintenant de faire le chemin qui mène à Nous… Que l’Homme donc ne s’attende plus à être adombré mais qu’il se hisse jusqu’à Nous par sa seule volonté !…

Il s’agit d’un engagement… celui de réaliser notre Destin dans cette vie-ci … de libérer le temps qu’il faut à ces fins et non les quelques loisirs qui nous restent lorsque l’on a fini le plus important… Nous avançons certes vers l’ère du Verseau, vers une humanité de plus en plus spirituelle, vers des plans de consciences de plus en plus clairs, de plus en plus élevés mais encore nous faut-il comprendre que cette issue dépend exclusivement de notre libre arbitre… de notre choix personnel… de notre vouloir et donc de notre engagement à le réaliser… non pas en dilettante mais en véritable chevalier, reprenant les armes chaque matin pour accomplir sa quête tant personnelle que collective… et trouver le sens de notre vie !

Cela ne veut pas dire que la quête soit triste et morose… il nous faut réapprendre à rire en commençant par le rire de nous-même, de nos imperfections, de nos bêtises quotidiennes… Cessons de nous prendre au sérieux !

Il nous faut conscientiser ce qu’est ce guide… Pour la majeure partie d’entre vous, ces guides sont des âmes sœurs, qui ont accepté de vous servir de guide durant la traversée de cette vie… elles sont intimement liées à vous, comme des doubles ou des ombres… Il n’y a pas un pas que vous faites sans qu’elles soient là, près de vous, à vous insuffler une idée, une pensée, une action ou une mise en garde… La plupart de vos peurs et de vos déséquilibres intérieurs proviennent du fait que vous n’êtes pas assez attentifs à leur présence, à leurs messages…

Qu’il s’agisse d’âmes sœur, de guides, de Maîtres intérieurs, ou encore d’Anges... tous ces vocables dépendent de notre culture… La hiérarchie de ces guides dépend de notre propre évolution intérieure mais, quoi qu’il en soit, tous sont caractérisés par l’Empathie et la Compassion… Ici, que l’on ne se leurre pas, je ne parle pas de cet amour mièvre ou complaisant que l’on peut trouver dans les textes de certains «canal», ils peuvent devenir extrêmement dur… la bonté est pour eux une faiblesse, l’Amour seul doit triompher…

Ils voient la mort et la destruction d’une manière complètement différente de nous qui sommes attachés à nos émotions… attachés à notre véhicule terrestre… et voyons la mort comme une fin tout en sachant qu’elle n’est qu’un passage… Tout comme l’Homme a humanisé Dieu, certains médiums essayent aujourd’hui d’humaniser les Maîtres… mais la Bible dit : «faisons l’homme à notre image…» et non l’inverse…

Ces guides ne sont pas là pour faire à notre place, ni pour prendre une décision à notre place… Ils nous informent, nous transmettent la con-naissance mais n’empiètent pas sur notre libre arbitre… Ils n’interviennent qu’à la conclusion de toutes nos questions… une fois que nous les avons tournées dans tous les sens et que nous buttons à y voir clair, alors ils sont là, présents, pour nous apporter leur Lumière. Et n’oubliez jamais que quelle que soit la Con-naissance qu’Ils nous apportent, nous aurons toujours nos 50% à accomplir…

Ces guides ont autant besoin de nous que nous avons besoin d’Eux… Ils ont la Con-naissance et nous avons la possibilité d’action dans la matière. Nous sommes donc le chaînons manquant à leur possibilité d’action tout comme ils sont le chaînon manquant à notre possibilité d’action… afin de réaliser notre Tâche, notre mission…

C’est ainsi que se crée le Religare… l’Union du ciel et de la Terre… la véritable religion… dénaturée par ceux qui voulurent asseoir leur pouvoir sur les hommes et ainsi firent croire aux Hommes qu’ils n’étaient rien et qu’ils n’avaient qu’à vivre dans la peur de Dieu… et de l’enfer.

Depuis notre enfance, on nous apprend à se battre, à devenir compétitifs, à être les meilleurs mais cela se fait toujours au détriment de l’autre alors que nous représentons une cellule d’un grand tout unique… on nous apprend à se méfier de l’amour que les autres nous portent… rien n’est jamais gratuit ; ce n’est pas naturel que quelqu’un nous porte de l’intérêt… fuyons… tout le contraire de ce que nous devons faire… à voir le mal en permanence, nous ne voyons plus la lumière qui est dans l’autre, ni celle qui est en nous ; à force de de croire ce que dit la télé, de nous visualiser malade, nous devenons tous des gens malades alors qu’ils nous suffit de se voir en bonne santé pour retrouver cette dernière et pour rejeter le «mal à dit» … les Maîtres sont là pour nous redonner espoir en un demain meilleur, plus rose, plus représentatif de ce que nous sommes en semence…

Christ n’a-t-il pas dit : «ce que j’ai fait, vous le ferez après moi et bien plus encore…» ainsi que «nul ne va au Père sans passer par moi»

Par Jean-Luc - Publié dans : Les textes qui soutiennent l'action - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 17:16

     Le 19 novembre 2011 ont été ouvertes, en Ile de France, deux structures rattachées à la Maison de l'Être :

  • une Maison de l'Initiation.

Tout cherchant sincère peut venir nous rejoindre dans ces travaux.   

Pour tout renseignement complémentaire, prière de contacter les responsables du Blog de la Maison de l'être

sur : http://lamaisondeletre.over-blog.com/article-creation-d-une-grange-et-d-une-maison-89372116.html

Affectueusement

Jean-Luc

Par Jean-Luc - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 06:44

Nous rencontrons aujourd’hui, de plus en plus de personnes qui prétendent être les canaux exclusifs de tel ou tel Maître qui, pour la première fois, se présenteraient à nous pour sauver notre monde. Vous êtes-vous demandés si cela différait beaucoup de l’assemblée médiévale des Saints que l’église nous a apportée ? Ou encore du Panthéon de divinités de la Grèce antique ? Comment l’être humain peut-il être encore aussi candide pour croire qu’il va être sauvé par l’action combinée des Maîtres, des Saints et des Dieux ?

Le message de nos Maîtres est clair : l’Homme doit se sauver par lui-même s’il veut que cela ait un sens. Il nous faut aujourd’hui diriger nos intérêts vers de plus hauts idéaux et non placer uniquement notre Foi dans une personnification abusive de certains êtres. Là se trouve le piège que seule une initiation peut vous permettre d’éviter car s’il est exact que certains êtres sincères sont aujourd’hui les canaux de la hiérarchie ésotérique, il en existe un nombre bien plus important qui n’est «canal» que de leur propre mental. Bien souvent, ce qui est «canalisé» n’est rien de moins qu’une croyance personnifiée par la conscience collective de ceux qui y croient. Comment pouvez-vous imaginer que des êtres adombrés par des Maîtres puissent subir, en retour, autant d’avaries matérielles, physiques ou psychiques ?  - Deux solutions sont possibles : ou ils se leurrent et leurrent les autres ou, ils n’appliquent pas les Principes transmis par leur «hiérarchie». Dans les deux cas, ils ne possèdent pas la pureté intérieure suffisante pour être des canaux crédibles. - Ces personnages qui vous disent voyager dans l’astral ou dans le domaine psychique et rencontrer ainsi, face à face le Dieu Apollon, les Maîtres Jésus ou St Germain..., ou encore d’autres entités, devraient d’abord faire la différence entre ce qui relève de leur désir ou de leur inconscient avec la réalité, et savoir qu’un Maître donne toujours une preuve de ce qu’il avance par trois fois, et cela d’une manière tangible ! Comprenez que le travail des Maîtres dépasse la simple volonté d’informer l’humanité sur ce que sera demain et, qui pour la majeure partie, est déjà inscrite dans les livres !

Le contact consiste, pour celui qui le reçoit, en une véritable initiation que seule la hiérarchie est capable et autorisée à transmettre. Cette initiation permet à l’être qui la reçoit de s’élever dans les plans de conscience de nos Maîtres. Cette initiation élève le Disciple au rang d’instructeur. Mais ne confondez pas, il ne devient pas guide lui-même, il accepte une «mission», c’est à dire, avant tout une responsabilité qu’il est seul à connaître. Pour arriver à ce niveau là, il devra avoir effacé de lui tout Orgueil, tout Égoïsme ; développé l’intuition et dominé ses émotions les plus basses car le but de nos Maîtres est que ce dernier puisse agir par lui-même, ne plus avoir besoin de son guide. Malheureusement, sans être pour autant délivré d’une chute possible.

Notre mission d’aujourd’hui est de nous élever pour entrer en contact avec nos guides et, si au travers de notre travail personnel, nous avons le bonheur d’être mis en contact avec de tels Êtres, sachons protéger cet instant sublime au fond de notre cœur et œuvrer dans le silence à la réalisation des plans Divins.

Beaucoup se font une idée très incomplète de ce qu’étaient les Templiers. Pour certains, ils ne sont que des chrétiens particuliers, vénérant tout spécialement la Vierge N.Dame et qui ont pris part aux croisades, pour d’autres, un ordre militaire qui gardait les routes de Palestine... Etc. Ils étaient bien plus que cela...

Le brassage des populations qu’ils ont rencontrées en Orient leur a permis d’élargir leurs conceptions, de comparer les diverses traditions. Ils ont ainsi été conduits à admettre, si besoin était, que tous vénéraient, sous des formes et des Noms différents, le même Être Suprême, Dieu.

De ce fait, La pensée des Templiers prit un caractère Universel. Nous savons que ces initiés avaient pour mission de contribuer à l’unification des mondes, en réalisant l’unité entre les êtres humains. Ceci constitue encore aujourd’hui un des axes prioritaires de la Massenie du St Graal. Mais avant cela, il est encore plus nécessaire de contribuer à l’unité intérieure de l’homme, de l’amener par la méditation (nous ne reviendrons pas dessus pour avoir traité ce sujet dès nos premiers alinéas) ainsi que par la concentration qui canalise la volonté et oriente le faible vouloir des hommes, à la transcendance des quatre états sans forme.

Nous sommes tous conscients des deux états, des deux mondes,  matériel et suprême, qui rejoignent la Divinité et amène la lumière à travers le monde matériel. Ce monde de l’émanation qui agit au moyen du mouvement dans le temps et dans l’espace.

Ce monde sans forme agit sur quatre états intérieurs :

- Le premier consiste à appeler la divinité. Il se rapporte à la volonté pure, au feu.

- Le second à la création divine. Il se rapporte à l’intellect, à l’air.

- Le troisième se rapporte à la formation Divine, à l’émotivité, à l’eau.

- quant au quatrième, il se rapporte à l’action, à l’exécution, au faire «divin» dans le monde matériel, dans ce monde qui procure l’énergie nécessaire à toute création.

Ces quatre niveaux correspondent au tabernacle de toutes les religions. Pierre angulaire de l’église universelle, chaque Templier se doit de transcender ces états afin d’atteindre la pure conscience, vacuité diraient les Bouddhistes, et construire en eux ce Temple qui appartient au plan Divin, à ce niveau intérieur le plus sacré, le saint des saints qui contient à lui seul les trois mondes : le Terrestre de l’achèvement physique, l’Astral de la formation des esprits et Spirituel, de la création des sphères célestes. Le Templier doit garder à l’esprit que ces mondes sont peuplés d’entités qui appartiennent à d’autres réalités mais qui participent à nos existences, même si nous ne les percevons pas. Nous subissons chaque jour les effets de leurs opérations cosmiques. C’est à cette conscience que l’aspirant Chevalier cherchera à amener les êtres qui l’entourent, afin qu’ils puissent à leur tour entrer en contact avec ces âmes désincarnées ou tout simplement avec certains vivants en voyage dont le travail est d’éveiller.

Vous comprendrez aisément que le rythme de cet éveil est lent. Que chacun ne pourra assimiler ses potentialités et intégrer cette connaissance qu’au bout d’un long chemin. Mais ne pensez pas que c’est l’éternité qu’il vous faudra ! Les Maîtres nous ont affirmé que l’homme avait en lui la connaissance nécessaire pour remonter vers eux… C’est cette connaissance qu’il vous faut chercher. Vous savez qu’elle n’est pas encyclopédique alors...! Cherchez au fond de vous. Tuez en vous, sans cherchez dans l’autre, la racine du mal qui n’est autre que l’ambition et l’orgueil. Le disciple doit apprendre à se laisser envahir par la sensation, à vivre des moments hors du corps physique et les portes de son âme s’ouvriront. Il entendra alors la mélodie qui est en lui.

Il doit apprendre à vaincre l’épreuve, à devenir inaccessible à la peur, à se débarrasser de l’anxiété, du découragement. Peu à peu, sa perception intuitive se développera. Certes, il passera par bien des souffrances mais aussi bien des plaisirs  et des joies. Atteindre l’état de renoncement afin que son âme réalise l’expérience, se libère des dernières entraves, devienne maîtresse d’elle-même. Par sa vision intérieure, l’être pourra accéder aux mondes inférieurs comme supérieurs. Sa conscience pourra se transformer en lucidité psychique qui elle même se transforme en conscience profonde de l’univers et en présence divine.

Le but de cette intégration du Soi est de contribuer à l’intégration des quatre mondes, des quatre états sans forme. Certains initiés sont arrivés à ce stade d’évolution et cela leur permet de faire partie d’une grande Fraternité occulte répandue dans le monde et inconnue de tous jusqu’au jour où un membre de cette auguste assemblée se présentera peut-être à vous pour accomplir une mission précise. Ne vous laissez pas leurrer, il vous aura contacté dans un premier temps sur d’autres plans... Sur ces plans qui vous seront devenus accessibles et où vous prendrez conscience de  l’unité divine, de l’identité divine qui existe en l’Homme. Comment faire ? La route est simple derrière ces mots compliqués qui n’ont d’autres buts que d’éloigner les curieux. Trouver le silence en soi par la pratique de la méditation, par la pratique de l’oratoire, nous ne faisons que le répéter, Accepter la solitude du cherchant sur le sentier. Les âmes doivent transmigrer pour subir les épreuves qui permettront leur réintégration dans le monde divin. Les vies successives amènent l’accomplissement soit de notre destin personnel au travers des circonstances soit d’une mission collective pour laquelle nous avons été préparés depuis longtemps. Nous sommes nés dans le seul but de réaliser notre tâche. Vous avez organisé votre naissance avec vos guides, à un certain stade vous pourrez choisir vos épreuves... Mais nous nous complaisons dans le monde de la forme, de la matière. Nous recherchons sans cesse le Maître humain qui nous gorgera de sa connaissance plutôt que de voir avec lui comment servir l’autre, les autres. Ouvrons les yeux. Notre premier devoir ne s’appelle pas «droit», il consiste à venir en aide à ceux qui font appel à nous sans leur réclamer la moindre contrepartie (à condition bien sur que le but poursuivi soit honnête et désintéressé). La Massenie n’a pas le monopole de cette voie, nous vous proposons seulement une démarche qui a l’avantage d’avoir été testée par des aînés. Souvenez-vous, ne perdez jamais de vue votre propre progression, quelque soit le niveau atteint !

Dans le Zohar, le mot "Ténèbres" désigne le feu sacré qui dort en nous. On peut passer une vie entière dans ses propres ténèbres, mais dès que nous sommes animés du souffle de Dieu, ces ténèbres deviennent Lumière. St Jean, dans son Apocalypse, parle du point de l'abîme, du fond des ténèbres, mais il dit aussi que la Lumière des ténèbres ne s'éteint jamais.

Quand notre conscience profonde se réalise, nos ténèbres se transforment en Lumière car la route d'Amour monte vers la Lumière où tout est harmonie.

Les Templiers savaient tout cela et c'est pourquoi ils furent les gardiens de la Tradition. Elle permet d'unir le microcosme et le macrocosme à travers sa géométrie sacrée, réceptacle des forces Divines. Ils ont transmis au monde un véritable message, alliant le courage, la droiture, l'abnégation et la connaissance. C'est tout cela, qu'il nous faut chaque jour garder à l'esprit afin d'avancer sur leurs traces sans jamais avoir à rougir de nos propres actions.

Nos Prieurés sont en cela, de véritables Loges initiatiques dans lesquelles, les frères et les sœurs peuvent se perfectionner pour atteindre un jour l'initiation. Leurs buts principaux sont de préserver et de transmettre la Tradition que les Templiers eurent en dépôt ainsi que de construire en chacun de nous, dans notre Soi, le véritable Temple. Mais il est bien entendu que la voie n'est pas plus facile aujourd'hui qu'elle ne l'était hier. Il nous faut modifier notre mode de pensée. Le mensonge est incompatible avec l'appartenance à un Prieuré. Il faut que la parole dite soit l'expression exacte de la pensée de celui qui s'exprime. Nos Prieurés ne prétendent pas faire le salut de ses membres mais désirent leur donner la possibilité de trouver leur voie. Chaque Loge doit être un Temple de l'esprit dans lequel nous nous devons d'être disponibles. Pour cela, il nous faut laisser à la porte nos différents, nos jalousies... Bref, tout ce qui peut nous séparer. Il nous faut penser, comme le disait Jean de Rampillon, que la Loge est non seulement un lieu de rassemblement, mais aussi un lieu où peuvent être créées des opérations rituelles, magiques, en accord avec la Tradition. Nos Prieurés doivent être les réceptacles des forces cosmiques qu'ils se doivent de transmettre pour le bien de l'Humanité. Car, ce n'est pas seulement l'enseignement reçu qui a de la valeur mais celui que l'on se donne à soi-même lorsqu'on l'a réalisé. Il nous faut laisser entrer en Soi le silence qui nous mène au dépouillement intérieur.

Il nous faut être vigilant envers nous-mêmes, sévères même afin de pouvoir progresser. Il ne suffit pas de faire la chaîne d'union, il faut la vivre. Il doit s'agir d'un champ magnétique tourbillonnant qui ne doit à aucun moment nous laisser indifférent. Vivre avec la Loge doit être comme une seconde naissance qui développe l'amour dans la fraternité. Car, au travers de l'amour, on vit la vie d'autrui, même si l'autre est différent, on peut mieux le comprendre. Il nous faut faire abstraction des vanités et des petits sentiments de ce monde. C'est cela qui nous apprendra à servir en toutes circonstances. Il ne faut pas penser : "ceci est bien" ou "ceci est mal". Le bien et le mal se poursuivent à travers les hommes se défient en permanence. Le mal sert d'épreuve pour l'homme dans le domaine matériel. N'oublions pas que l'âme est constituée d'obscurité et de Lumière. C'st pour cela qu'il faut refuser de séparer le mal du bien afin de ne pas risquer de personnaliser le mal pour en faire une puissance opposée et d'origine différente à celle du bien.

Par masseniedustgraaletphilosophie.over-blog.com - Publié dans : Sa philosophie - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 06:41

Vous avez pu lire les serments que se prêtent mutuellement les chevaliers et je voudrais vous parler plus longuement de celui de la St-Matthias.

Le monde est entraîné dans une ronde que certains qualifieraient d'infernale. Si nous ne voulons pas être pris nous-mêmes dans ce cycle, il nous faut avoir conscience de notre façon de penser.

L'être humain fonctionne à différents niveaux : génétique, culturel et personnel, de conscience. Ce sont des aspects dont les racines proviennent d'un fond ancestral dont notre inconscient garde le souvenir. Comprenez que nous vivons dans un tout planétaire, dans un espace qui nous entoure et où vivent et se déplacent tant d'êtres désincarnés.

Pour en prendre conscience, il nous faut nous souvenir de notre omni-conscience originelle, voir la réalité profonde en toute chose car, quoiqu'il en soit, toute chose contient la Vie et la Lumière.

Dieu est l'âme de l'éternité, l'âme du monde qui produit les variations du devenir car l'homme, en finalité, est appelée par son essence divine à dominer toute chose spirituellement.

Puisque notre société est à son déclin, nous devons remplacer la logique naturelle par une logique transcendantale, afin de réagir aux événements ou aux émotions que cela génère ; nous devons retrouver notre lumière, notre raison agissante par son pouvoir intérieur.

Si nous construisons notre route en unifiant les pouvoirs de l'âme et de l'esprit, nous serons toujours certains d'être sur le bon chemin. Soyons en harmonie avec l'univers mais surtout, transformons notre désir en vouloir. La route est longue et difficile. Il arrive que la nostalgie de nos origines nous étreigne et qu'il se forme un arrêt en nous... Réfléchissons que le sommeil et la mort portent en eux l'aube et l'éveil et qu'ils sauront nous amener à la connaissance dans la mesure où nous sommes capables de générer l'Amour qui nous sortira de notre indifférence.

L'homme a soif de divin et voudrait suivre le chemin initiatique qui est : science, foi, intelligence et sensibilité.... L'être, étant animé d'un feu vivant et d'un feu sexuel est parfois débordé par la vie. Il peut, pour calmer ce feu, se pencher vers les religions établies. Ces dernières se sont sociabilisées, sont devenues Traditionnelles mais sont souvent dogmatiques et peuvent être ressenties comme un simple code moral. N'oublions pas leurs origines qui expliquent presque toujours le temps présent. La voie ésotérique est plus simple à mon avis car elle se situe simplement dans le présent et au regard de notre inconscient. Où se trouvent les éléments rejetés par notre conscient, refoulés par l'éducation, en nous-mêmes. La voie amène le dialogue entre le Moi et l'inconscient jusqu'à former une synthèse mais n'oublions jamais que tout en étant relié au Moi, l'inconscient baigne dans l'inconscient collectif. Cet inconscient a un tel pouvoir sur nous, dans des domaines si différents tels la volonté, la puissance, la sexualité... qu'il donne aux êtres un potentiel énergétique très puissant.

Il faut que l'inconscient passe avec ordre dans notre conscient afin que nos structures mentales communiquent avec les sphères dans lesquelles la notion de temps et d'espace nous permet d'être.

Plus que jamais, il nous faut nous accrocher à la Tradition qui représente la conscience véritable de notre unité intérieure, cette Tradition que des êtres supérieurs nous ont léguée sous des formes différentes que ce soit dans les mythes, dans les histoires, dans les tableaux, ou même dans une page de musique  et qui participent tous au message spirituel.

A travers la science des nombres ou des idéogrammes anciens transformés avec le temps en langage, nous retrouvons la révélation antique ou la révélation directe que certains initiés reçoivent. Tout cela fait partie du secret inhérent à la Connaissance qui est "communion avec l'Ineffable".

Les Templiers l'avaient bien compris et ont œuvré sur les trois plans : physique, psychique et spirituel. Ils ont reçu la révélation cosmique... parce qu'ils avaient su dépasser leur intellect. Pour recevoir ce sens vital des émanations et atteindre la libération, il nous faut de même, chercher dans la profondeur de notre âme et le silence de notre être. C'est ainsi que se fera l'union mystique.

C'est dans cet esprit et cette compréhension que nos frères du passé prêtaient le serment en question. Serment mais surtout prière du cœur tournée vers la face de Dieu. C'est dans ce sens qu'ils pouvaient aller jusqu'au sacrifice de leur vie mais seulement si cela était nécessaire. Aucun instinct suicidaire ne les habitait. Ils désiraient relier la Chevalerie au Sacerdoce dans l'esprit même de la vraie Religion (Re-Ligare) qui est de relier Dieu et les hommes. Cette religion même qu'ils avaient trouvée dans l'église johannite.

C'est dans cet esprit que le chevalier d'aujourd'hui œuvre à la réalisation de la grande fraternité humaine et de l'Église Universelle.

Recherchez en vous par la méditation ou par d'autres voies les effusions que vous ressentez aujourd'hui confusément et qui vous mèneront vers la véritable Chevalerie. Vous arriverez ainsi à percer le véritable mystère qui plane autour des templiers, que certains connaissent mais ne peuvent dire tant que certains documents n'en apporteront pas une preuve irrémédiable.

Par masseniedustgraaletphilosophie.over-blog.com - Publié dans : Sa philosophie - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 06:39

Nous sommes sans cesse partagés entre une trop grande confiance aux autres et un manque de confiance dans ce que nous sommes.

La recherche d’émotions, de plus en plus fortes, qui caractérise cette fin de siècle, fait que nous passons à coté d’expériences simples, d’illuminations intérieures.... Nous doutons de tout... Dès qu’il nous arrive une expérience, nous la négativons intérieurement. .. La simplicité du Divin ne nous émeut plus et, pour compenser, nous «nous payons» de temps en temps une poussée d’Ego, racontant autour de nous : «l’expérience mystique du siècle». Mais ce n’est que façade... Nous n’y croyons pas à l’intérieur... Ce n’est pas cela que nous recherchons au plus intime de notre personnalité. Ce n’est pas assez palpable.

Nous rêvons sans cesse d’un monde Divin à l’image de l’homme, vivant sur un plan où nous serons capables de le concevoir sans difficulté... Quelque chose qui ôterait nos doutes.

Alors, nous nous mettons à la recherche d’un Maître humain, plus concret. Mais dans un même temps, nous le mettons en cause : «ce n’est qu’un homme, avec ses faiblesses, ses failles....»

Là non plus, l’image de ce que nous trouvons ne nous convient pas, trop proche de nous, trop quelconque, et si lointain du miracle qui nous réconcilierait avec Dieu, avec l’image que nous nous en faisons !

En fait nous sommes en permanence en contradiction avec deux axiomes fondamentaux de la recherche du Soi :

- «Ce que j’ai fait vous le ferez après moi», qu’il faut mettre en relation avec «heureux les petits enfants...», «heureux les simples d’esprit»...

Cessons de chercher un «merveilleux» inaccessible, le bonheur est simple, Il est à portée de la main de celui qui fait taire sa raison, sa logique... Le miracle est sans cesse devant nos yeux mais nous ne le voyons plus, cherchant un «autre chose», toujours plus loin, toujours plus «extraordinaire».

- «Sois toi même ta propre lumière» disait le Bouddha. Ce qui ne voulait pas dire qu’il rejetait l’image du Maître (pour en avoir eut lui-même) mais que la réalisation doit se faire en nous même, sans toujours rechercher celui qui le fera à notre place, celui qui nous fera rêver à bon marché parce qu’en «contact avec les anges».

Ouvrez un regard neuf sur le monde qui vous entoure. Ne soyez pas toujours tentés de visiter l’autre bout du monde quand vous ne connaissez pas la partie de monde que vous habitez. Il faudra bien un jour en convenir : nous ne voyons pas ce qui est proche de nous, nous ne nous voyons pas.

Nous cherchons et cela est devenu une habitude. Nous ne connaissons même plus le but de notre quête. Cela fait des lustres que nous ne nous sommes pas posés la question sur la nature de notre but. Prenons le temps de recentrer notre recherche. La voie n’est pas qu’une quantité de principes abstraits, de désirs impossibles. Elle n’intègre en rien une perpétuelle attente de visions plus ou moins obscures. Elle est avant tout une somme de méthodes de transformations intérieures, une suite d’expériences visant le but... Mais quel est-il ? Cessons de nous perdre dans des détails de forme, de manières... Au delà de toutes ces dispersions qui ne sont là que pour justifier notre attitude personnelle, existe la Voie - La seule et Unique - Même si là encore, certains auraient tendance à la scinder en deux : Celle où l’on reçoit (la connaissance) et celle où l’on transmet.

Mais au delà de cette distorsion due à notre dualité, il n’existe que la voie qui vit, semblable au cœur avec ses diastoles où il aspire le sang (où elle va chercher la connaissance) et des systoles où il retransmet le sang (où elle retransmet ce qu’elle a compris), puis ses périodes de repos - telle est l’unique voie qui mène à Dieu -

Pas plus que ce n’était la vocation de la Massenie du St Graal, ce n’est pas celle de LA MASSENIE que de reproduire ce qui s’est passé entre Hugues de Payns et Jacques de Molay. Nous nous devons d’être résolument tournés vers demain, sauvegardant ainsi, par notre vécu, les valeurs fondamentales de la chevalerie Chrétienne qui restera, de tout temps, la plus belle chose qui soit, si elle est mise en pratique. 

Notre mission : Tout en nous laissant porter par les énergies Mariales de cette fin de siècle, tout en unissant la chevalerie au sacerdoce, il nous faut servir de pont entre l’époque actuelle et l’ère qui s’annonce. - En cela, LA MASSENIE ne sera jamais porteuse des messages Apocalyptiques ou millénaristes que des groupes qui usurpent le titre de Templiers ou de Chevaliers du St Graal répandent aujourd’hui. L’avenir reste devant nous !

A nous de le remplir, pour que malgré ces temps de doutes et d’illusions, malgré les faux prophètes et les scientistes, nos enfants et petits enfants puissent trouver intact notre idéal de la chevalerie. Pour cela, nous devons œuvrer frères et sœurs, d’abord sur nous même afin de réaliser le Service Divin à l’Humanité. Nous devons prendre le chemin de l’adeptat pour pouvoir, demain, se prétendre Initié ; Pour qu’un petit groupe puisse mener à son terme le travail entreprit par les Magisters qui se sont succédés. Comme je l’écrivais dans le message qui permit à l’Ordre de naître :

«Si vous acceptez de retrousser vos manches, alors nous avons besoin de vous.»

Si vous êtes entrés chez nous pour avoir des honneurs, de beaux manteaux... Vous faites fausse route en restant chez nous. Comme l’écrivait un frère d’un Ordre ami : "Nul ne touche impunément au manteau de Marie". L’heure n’est plus à la fanfaronnade. Il n’est plus temps de jouer à l’apprenti sorcier. Il est temps pour l’humanité de relever la tête et de répondre à l’appel de Notre Divin Maître en Christ. Servons sans chercher de compensation. Aimons sans attendre de retour. «Mon royaume n’est pas de ce monde» disait-il... Alors défendons ensemble aujourd’hui les chemins qui mènent à la grande Jérusalem, à la Jérusalem Céleste... Construisons le Temple en nous.... Devenons "Prêtre à nous même" afin de l’habiter. Et cessons de nous perdre dans un intellect de plus en plus méandreux, dans un mental de plus en plus soumis à la pression des émotions. Sachons ouvrir notre cœur, sachons l’habiller des armes du chevalier. Sachons retrouver en nous la rigueur de la foi et non la mollesse de la croyance, faire vibrer en nous l’honneur et la fidélité. Il n’existe pour cela aucun dogme, l’armée de Christ et de N. Dame n’est pas un rassemblement d’esclaves mais d’Hommes libres. Il n’est pas un assemblage disparate d’individualistes mais une cohorte d’individualités qui s’étant trouvés, se sont retrouvés, unis par un seul cri : MONJOIE ! Vive Dieu St Amour !

C’est ces bases là qu’il nous faut avoir sans cesse en mémoire pour aller plus loin sur le chemin que nous avons choisi collectivement. Notre Charte, construite par les mêmes guides qui ont bâti la Massenie nous montre la voie à suivre, encore faut-il que ce document ne reste pas au simple rang des archives qui encombrent nos étagères… 

Notre Ordre s’est construit à partir de deux documents majeurs : sa Charte et son Code Moral. L’un comme l’autre doivent être lus et relus, médités... Ils ne doivent pas être l’occasion de remettre en cause l’autre mais bien moteur de notre évolution, à l’image du phare qui redonne courage aux marins en leur indiquant le cap lorsque la mer est déchaînée.

Notre humanité est entrée dans la nuit obscure de l’âme comme je vous en parle dans la communication spéciale qui fait fin à votre année de cléricature. L’homme pense avoir atteint le terme de sa quête. Il réagit tel l’adolescent qui pense être devenu un homme. Il est devenu grand mais pas forcément adulte... Mais cela, il ne le comprendra que dix ans plus tard, lorsque devenu parent, il sera confronté à la notion de responsabilité. Je vous l’ai déjà dit, le véritable cherchant pense d’abord en terme de devoirs avant de revendiquer ses droits. Il garde les pieds sur terre. Il utilise son énergie à construire l’œuvre collective et non à donner des conseils à autrui. Les voies du Ciel sont impénétrables... Autant d’excuses pour remettre en cause celles qui ne nous conviennent pas.  Ne tombons pas dans un piège aussi grossier. La voie Traditionnelle a été mise en place pour que l’être puisse se perfectionner, face à lui-même, à son libre-arbitre mais cela n’a jamais signifié faire ce qu’il veut, au moment où il le veut. Cela veut dire que l’être qui est arrivé à une prise de conscience intérieure peut trouver pour parfaire son chemin des Aînés qui l’aideront à franchir un cap de plus dans leur compréhension des plans Divins. Cette transmission n’est en rien un dû ou un troc contre espèce trébuchante. Elle est l’aboutissement d’un chemin où l’être dirige son énergie pour vivre l’esprit de ceux qui la détiennent comme un dépôt sacré dont ils ont la responsabilité. Malgré tout ce que veut nous faire croire notre société de consommation, tout ne s’achète pas...  Aujourd’hui, une grande partie pense en ces termes : "Je paye ma cotisation donc j’ai le droit de savoir... Et ce savoir doit correspondre à ce que je crois, à ce que j’aie envie d’entendre. Il ne doit en rien bousculer ma façon de penser...". Pour être à la mode aujourd’hui, ésotériquement parlant, il faut être en contact. L’illusion est telle que l’on ne se rend même plus compte de l’aberration de ce que l’on fait dire aux Maîtres ou autres entités éclairées qui adombrent le médium. Nous sommes en pleine guerre des messages. Certains recherchent l’exotisme des religions orientales, d’autres, le pouvoir de la Magie, d’autres encore, le rêve au travers des elfes, des gnomes ou autres génies de la nature mais tous concourent à la parcellisation de la Tradition, à l’individualisation de la société, au renforcement de l’Ego...

Ma volonté, en écrivant ces lignes n’est pas d’entrer en guerre contre toutes ces manifestations d’aujourd’hui. Je n’aspire qu’à recentrer notre mission, celle de LA MASSENIE. Si de telles formes existent, c’est qu’il est des êtres pour qui cela est nécessaire... Mais vous ne les trouverez pas parmi nous. Notre mission est écrite en toutes lettres tant dans notre Charte que dans nos statuts : Sauvegarder l’esprit du Temple, sa Tradition. Cela ne veut pas dire sa forme archaïque qui est révolue mais bien son esprit, celui du moine-chevalier, engagé dans la croisade qui vise la reconquête de la Jérusalem céleste, pour Dieu et non pour lui... Nos BUTS : devenir tolérant avant toute chose ; Développer l’Amour du prochain et avoir l’esprit de service ; Apprendre à se donner et à se perfectionner ; Estimer un être pour sa valeur profonde ; Faire naître en chacun la prise de conscience et, ouvrir le chemin de la Connaissance à ceux qui le souhaitent, les mener à l’initiation sans pour cela faire prédominer telle ou telle obédience qui ne serait pas en harmonie de conscience avec la personne rencontrée.

Nous ne professons aucun dogmatisme mais cela ne veut pas dire que notre collectivité n’a pas de règles, elles existent mais elles ne sont présentes que pour nous permettre de vivre ensemble en concrétisant la voie.

Comment parler d’Amour, de Fraternité s’il manque l’élément fondamental à toute entente : La confiance. Si vous nous demandez de vous conduire tout en freinant des deux pieds dès que quelque chose vient frotter votre Ego, notre collaboration tournera vite court. Le libre arbitre n’a jamais signifié entretenir un doute permanent sur l’autre... Alors, faisons le point au plus profond de nos oratoires et situons nous. Où nous voulons sincèrement avancer sur la voie du Temple et nous nous engageons aujourd’hui, à cet instant même, devant Dieu et nos Maîtres de lumière à agir dans ce sens où, notre attente est autre... Et nous ne pouvons pas vous laisser faire fausse route. En tout Amour, c’est à vous qu’il appartient de faire un choix. Tel est le véritable libre-arbitre : Savoir faire un choix et mettre toute son énergie en action pour atteindre et réaliser ce choix.

Choisir c’est être capable de trancher, d’abandonner un des deux composants qui occasionnent la nécessité du choix. C’est un acte d’Homme libre...

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 06:35

SERVIR !  Tel devrait être le Maître mot de tout Chevalier ou Aspirant-Chevalier. Servir dans le désintéressement le plus complet ! Être à chaque instant, à la recherche de ses devoirs et non de ses droits. Pourtant nous vivons dans une société qui n’a plus que des revendications à la bouche. Nous avons payé notre cotisation et nous vivons dans l’attente de ce que nous doit, en échange, l’Ordre dans lequel nous sommes entrés, dans l’attente de cette piqûre de connaissance injectée une fois par mois à l’occasion d’une Tenue, d’un rituel, d’une rencontre. Et, toute notre vie est comme cela.

Nous votons pour un président de la République, pour un chef d’état, pour un Maire, nous payons nos impôts et nous vivons dans l’attente de ce qui nous est dû. Nous payons le Docteur et nous sommes en droit d’exiger qu’il nous guérisse, sans aucune erreur, cela va de soi, sans jamais nous demander si une prévention par une hygiène de vie ne serait préférable aux listes de médicaments dont il nous abreuve afin d’être crédible auprès des trois quart de ses clients. Que nous ayons un problème de travail et c’est aux syndicats que nous demanderons de nous défendre. Un problème de droit et nous courrons vers l’avocat. Un problème de conscience nous amènera de même vers le Prêtre. Nous créons sans le voir une société de spécialistes qui fait progressivement de nous d’éternels assistés, incapables de réagir devant un problème mineur. Et devant cette réalité que nous avons construite, il nous reste le droit de contester, de critiquer sans jamais prendre conscience de notre responsabilité individuelle devant ce fléau qui menace le monde. Qu’un être meurt de faim ou de froid à 100m de chez nous ne nous concerne pas puisque nous avons payé notre obole à l’association humanitaire «X» et prié le Seigneur de notre cœur d’être miséricordieux avec la Terre entière. Notre conscience est en Paix, notre intellect repu par la dernière communication ou par l’intervention d’un frère qui nous a justement parlé de la compassion, un homme se meurt mais qu’y pouvons nous, l’église n’a pas ouvert ses portes, l’état n’a rien fait, l’Abbé Pierre se bat pour nous, nous qui avons cotisé pour que demain plus personne ne meurt de faim.... !

Charité bien ordonnée commence par soi-même ! Il en est de même pour la générosité que trop de personnes ont pour les autres sans même s’apercevoir qu’ils ne la font que pour eux-mêmes. Il est facile d’aller aider l’autre pour cacher ses propres problèmes. Pour noyer ses inquiétudes dans les soucis des autres, pour se donner bonne conscience alors que nous ne sommes même plus capables de nous occuper de nous. Le «Connais-toi, toi-même» est encore d’actualité en ces lignes et le véritable aspirant Chevalier en fait son combat de chaque jour. La générosité, puisque le terme de charité n’a que des connotations par trop «Cathos», n’est pas cela, biens chers frères et sœurs, pas plus qu’elle ne consiste à vider ses greniers de ce que nous ne désirons plus. Saint Martin nous en montre l’exemple, lorsqu’en plein hiver, il coupe son manteau en deux pour le partager avec celui qui a froid. La générosité est de se mettre au service de l’autre, de l’humanité afin de l’aider à porter son fardeau et non de lui faire porter le notre, de lui donner ce qui ne nous sert plus à rien, qui encombre notre maison ! Le Templier, le Chevalier est donc celui qui sans réfléchir ouvrira sa porte à celui qui meurt de faim, sans se soucier de son état de propreté, sans avoir peur que ce dernier ne profite de son sommeil pour lui dérober ses biens. Le futur Chevalier est celui qui sans souci de profit personnel se mettra au service de sa Maison, au service de ses frères ou de ses sœurs afin de soulager leurs maux, d’apaiser leurs tourments. Pour cela il n’est guère besoin d’argent... Il suffit simplement d’offrir son temps, son Amour. Tel est le moine soldat qui décide un jour de s’engager dans la milice Templière.

Rien pour nous Seigneur, rien pour nous, mais tout pour la seule gloire de Ton Nom ... et de tes créatures. Voici le véritable enseignement de Christ, non de devenir Christ dans sa tête, non de devenir Christ en paroles mais bien en actions, en construisant en nous le Temple irradié de la lumière de «G», La Maison qui pourra accueillir Christ en elle sans faiblir sous la puissance de son rayon.

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 06:33

Dans le monde entier, de plus en plus de personnes sont attirées par l’aventure cosmique intérieure, la recherche et le voyage métaphysique, la plongée dans le mysticisme, alimentant ainsi les porte-monnaie de ceux qui en font profession.

Qui, aujourd’hui, n’a pas été attiré par l’annonce d’un stage sur le channeling ou proposant de dialoguer avec son ange gardien, avec son guide ou tenté de faire l’essai de ce grand retour dans les vies antérieures, de marcher sur le feu ou encore de faire un séminaire de nettoyage des çakras... Qui encore n’a pas essayé d’exercer quelque pouvoir allant de l’occulte au chamanisme ? Je peux comprendre l’émerveillement que doit être de pouvoir jouer avec les fées, de soigner les gnomes ou autres élémentals…

La grande majorité de ces Cherchants qui se cherchent est animée d’une volonté farouche de ne pas passer à côté des choses essentielles, du bonheur ou encore de la connaissance particulière et privilégiée qui leur ouvrira les portes de la Véritable SAGESSE.

Il est certain que la connaissance de soi, l’entretien énergétique du corps physique, la mise en place de la grande fraternité humaine ou encore de la religion Universelle sont des buts nobles et louables mais il ne faut pas que la fin justifie les moyens d’autant plus lorsque cette fin n’est que poudre aux yeux, titres alléchants certes mais loin d’être à la hauteur des aspirations véritables de toute personne honnête. 

Le piège est facile. Nous vivons dans une société où l’insatisfaction va croissante. De plus en plus de personnes n’y trouvent plus leur place, que ce soit dans le monde professionnel que dans leurs relations sociales. Au dehors, l’on ne parle plus que de consommation, de crédit, de gain de productivité ou encore de temps ; à l’intérieur, l’on confond trop souvent spiritualité avec merveilleux, irrationalité ou magie en tout genre... Le cherchant a rejoint les rangs du consommateur moyen. Il paye donc il a tous les droits et aucun devoir. Il lui faut maintenant une connaissance adaptée à sa petite personnalité. Il conjugue les Vertus de la Chevalerie avec ses propres déclinaisons, l’Obéissance à ses envies ou désirs de l’instant, la Fidélité à sa propre conscience, la défense du pauvre et de l’orphelin si cela ne dérange pas trop son emploi du temps construit autour de la T.V, de ses loisirs, des conférences qui le font rêver et des stages où il peut vivre «sa spiritualité» dans un espace protégé avec des gens sélectionnés...

Certes, le plus souvent, l’engagement de base est sincère, volontaire. Il naît d’une prise de conscience qui illumine les premiers instants, qui dénoue les contradictions, qui balaye les doutes mais il en est de même de la spiritualité que de l’Amour, après le coup de foudre passionné, il reste à construire. La Connaissance n’est pas un produit consommable sur place, elle prend racines dans le travail, la recherche sur Soi, la réflexion personnelle et l’intériorisation ; elle se nourrit journellement de la volonté. Alors, cela tourne au bricolage spirituel tout juste bon à occuper les fins de semaines, à remplir le vide d’une vie ainsi que les caisses des associations en tout genre ou les poches des pseudo-Guru. Encore que, vous en conviendrez, le prix à payer n’est pas élevé devant les avantages que procure l’anonymat. Ce dernier permet à chacun, le début de semaine venue, de reprendre ses comportements comme si de rien était, d’étaler le Week-end suivant les connaissances acquises au séminaire précédent, faisant du cherchant une personnalité à épisode «pantouflard-télé" le lundi, «bringueur» le mercredi, "Maître à penser" les Samedis et Dimanches ou encore "raciste" au travail, "moralisateur" avec les amis et "Saint homme" autour d’une table après la conférence. Qu’importe, il n’a pas pris d’engagement, le new-âge n’a pas que des mauvais côtés... ! 

Le tableau que je vous brosse peut paraître noir mais nous ne pouvons pas nous farder les yeux d’illusions. C’est au travers de la réalité qu’il nous faut puiser notre foi en l’homme, garder intacte notre certitude en ses ressources fabuleuses. Trop de «voies» jouent avec son besoin de spiritualité, avec sa volonté de retour vers Dieu, avec sa fatigue mentale due au stress quotidien. Le leurre d’un chemin facile où le manque de rigueur voisine avec le merveilleux est sécurisant et nous ne saurions lui jeter la pierre. Le duel que se livrent les «Maîtres à penser», la collusion induite par les livres en tout genre que ce soit dans les salons de l’ésotérisme ou les attelages des supermarchés fait le reste d’un travail de sape fort réussi. 

Notre monde ne manque pas de Guru mais d’instructeurs qui par leur vécu montreront que nul ne peut faire l’économie du chemin, que la séduction du discours voile souvent le message essentiel. 

L’Homme, un jour, se relèvera, redressera les Autels; Il comprendra que la Voie ne se parcourt pas à la va-vite; qu’elle induit le tâtonnement, la confrontation, l’engagement sincère, des règles de vie à ne pas transgresser. Cela viendra peut-être plus vite que l’on ne le croit car l’homme qui prend le sentier retrouve le respect de lui-même qui seul peut lui permettre de vivre l’Amour, la Tolérance et le respect inconditionnel de l’autre ; qui seul permettra de franchir le cap des prochaines années. 

C’est en cette confiance en l’Homme que j’invite chaque cherchant à croire, à la retrouver au fond de lui même et cette invitation s’adresse plus particulièrement à ceux qui se sont engagés dans LA MASSENIE. Aujourd’hui, nous ne faisons que gérer une crise qui a débuté avec la révolution solaire de 1989 mais il nous faut aussi gérer demain, sortir du cycle de la nuit obscure de l’âme. 

Il appartient dès maintenant à chaque Chevalier de respecter son serment et de se charger d’âmes, d’œuvrer dans le silence et l’humilité et non à se croire arrivé au faîte de la gloire. Un Chevalier est avant tout un cherchant qui a compris ce que signifie l’état de SERVANT. Il est donc avant tout au service de celui qui trébuche sur le chemin, il ne lui jette pas la pierre qui a fait chuter ce dernier mais lui prête son épaule pour l’aider à reprendre ses forces. 

Son but n’est pas de faire des salles pleines, d’emplir les têtes de ceux qu’il estime inférieurs mais de vivre ce qu’il a compris du chemin, d’incarner la tolérance, la fidélité en amitié, l’humilité, l’obéissance au sentier et de respecter ses engagements devant Dieu et devant les hommes, envers et contre tout et non de remettre ces derniers en cause au premier cahot. Il en est évident que je n’exclus pas de ces propos l’Écuyer qui est, à un degré moindre, concerné en tant qu’aspirant Chevalier.

Nous sommes trop souvent tentés de dire :"Je n'ai pas le temps, je suis trop occupé" ou encore "Je suis trop fatigué". Aucun d'entre vous n'est débordé par le temps au point de ne pas trouver une heure ou deux par semaine, s'il le veut vraiment.

Néanmoins, il vous faut savoir que l'enseignement seul ne suffit pas à avancer sur le sentier ; nul n'a jamais vu des encyclopédies se feuilleter toutes seules ou même quelqu'un "monter au ciel" avec ses livres sous le bras. Le chevalier ou l'aspirant chevalier est avant tout un militant qui s'engage chaque jour pour et dans le combat de la vie, dans le combat de et pour l'UNITE. La connaissance ne sert qu'à appuyer votre action, expliciter votre recherche et non à la justifier.

La chevalerie n'a que faire de beaux parleurs, de têtes pleines, si cette connaissance acquise au cours de bon nombres d'années ne sert qu'à emplir des salles de conférences ou des salons de thé ou même à se faire plaisir aux alentours d'un site sacré. La chevalerie du Christ est appelé à semer la graine de la nouvelle Re-ligion (de Religare = re-lier) et  à établir le règne de l'Ère du Christ-Al.

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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 06:29

La chevalerie demande le dépassement de soi et une recherche permanente d’un plus en spiritualité. Mais pouvons-nous encore vivre cette voie aujourd'hui ? Dans un monde de plus en plus matérialiste, de plus en plus scientiste, la chevalerie n'est-elle pas dépassée, n’incarne t’elle pas une vision sexiste, violente, aristocratique ?

N’est elle pas une vision résiduelle et passéiste d’un monde en manque d’héroïsme et d’imagination ?

Ne sommes-nous pas en train de réinventer Dieu dans un monde qui sonne le glas des religions, fidèles à la pensée Voltairienne... si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer !

Mais,… sommes-nous si prêts que cela à faire ce qu’il faut pour incarner les vertus et aspirations caractérisant l'idéal chevaleresque et qui pourraient s'avérer si précieuses pour notre société ?

Sommes-nous si prêt que cela à incarner l’engagement, la rigueur et l’Être ? Autrement qu’au travers de mots ? Et chaque jour qui nous reste à vivre sur ce plan d’incarnation ?

Sommes nous prêt à façonner notre «Je» sur les contours d'une chevalerie des temps modernes fondée sur l'authenticité, le courage et l'engagement, pour le plus grand bien de tous et de Dieu, premier servi ?

Sommes-nous prêt à faire de notre être le temple du Graal au sens de "sacrum facere", c'est-à-dire de l'action de rendre sacré ce que nous sommes et ce que nous touchons ou côtoyons, à devenir Prêtre à nous même ?

Sans oublier les anciennes valeurs qui sont toujours d’actualité : défendre le pauvre et l’orphelin, ne pas se montrer couard… ces valeurs qu’incarne aujourd’hui un véritable militant des droits civiques…

Que de questions n’est-ce pas à une époque où les chevaliers pullulent dans autant de sociétés chevaleresques par travers le monde… Mais alors, comment peut on encore mourir de faim et de froid dans nos rues ?

Ne vous trompez pas, je ne veux pas relancer au travers de ces lignes le grand débats des SDF… mais simplement m’interroger sur le comment cela se fait il ?

Sur le pourquoi nous n’ouvrons pas nos églises, nos Temples ou nos Loges à ces frères et ces sœurs en l’humanité qui meurent à nos portes ?

Saurions-nous ensemble redéfinir ces valeurs, aborder le grand sujet de la Fraternité ? Être chevalier n’est pas un titre nobiliaire mais un état d’Être, c'est-à-dire que le Chevalier ne fait pas que dire mais il fait… Il montre son état par ses actes plutôt que d’en parler… Il EST !

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 06:04

Comprenez bien, de prime abord, que lorsque nous parlons d’Église Universelle, nous ne parlons pas d’une énième église de pierres mais bien d’un état d’esprit… Celui de la conception d’un Dieu UN… Il n’y a bien que les hommes pour concevoir un ciel que les dieux se partagent… Pour notre part, les hommes ont donné divers noms à Dieu en fonction de l’ère géographique, de la culture, et des us et coutumes du lieu où ils résident. Pour nous, peut importe avec qui nous prions et où nous prions… que ce soit une mosquée, un temple, une église ou même en pleine Nature… Nous prions le dieu de nos cœurs… Pour les Frères et Sœurs de la Massenie, nous concevons l’existence d’un Tout supérieur qui régit l’Univers et nous acceptons parmi nous les frères et les sœurs quelque soit leur religion…

Notre mission est de sauvegarder l’Esprit du Temple mais néanmoins la Massenie n’est en rien catholique…

Il n’y a rien d’anormal, dans le siècle où nous vivons, à ce qu’une personne se dise athée, libre penseur, ou encore bouddhiste… qu’il soit japonais, tibétain ou vietnamien… La Massenie les accepte sans sourciller. Mais, là où souvent nous butons, c’est sur les gens qui nous disent n’avoir aucune religion sous la raison qu’ils sont universalistes… La religion Universelle n’est pas une absence de religion mais un rassemblement de théistes, assez ouverts pour communiquer, voire communier entre eux. Ce n’est pas une religion nouvelle qui est propre à tous mais une acceptation de la religion de l’autre et un partage de cette dernière… Être universaliste, c’est être au dessus des étendards, des dogmes et du sectarisme… C’est un élan d’amour dans l’acceptation du, voire des dieux, de l’autre…

Puissiez-vous nous rejoindre dans cet esprit…

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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 07:18

La Massenie n’est pas une institution citoyenne… La Tradition doit impérativement s’adapter à l’évolution de la société tout en protégeant ses valeurs initiales…

Gabrielle a écrit :

… … « Soyons lucide dans le domaine de l’ésotérisme… Laissons encore des idées voilées aux profanes.. L’enseignement transcendantal ne peut être communiqué qu’aux Disciples choisis qui suivent la voie initiatique. Les anciens, nos maîtres ont transmis la tradition en profondeur … Il faut trouver son expression pour transmettre cet enseignement secret… La Connaissance doit être le but unique du chercheur. Le message est toujours reçu dans le silence, la solitude.» … …

…… ne pas oublier que la tradition ignore les frontières et peut donc vivre autrement selon les êtres mais que le fond commun est immuable. Les mots changent au gré des races et des époques mais la communion spirituelle se passe de langage, il suffit de la sentir, de la reconnaître. »

 

Issue d’une seule Séphirah avec Gabrielle, la Massenie a migré pour former l’arbre… 10 Séphires tourneront demain autour de l’invisible D’aath, prenant leur force en Malkuth, la Maison des Magisters, et vibrant au rythme de Tiphereth… Autour de l’arbre se meuvent les 3 voiles d’obscurité, protégeant l’arbre tout en lui donnant ses forces vives… C’est ainsi que le veulent les guides et c’est ainsi que la nouvelle structure a pris source en 2010…

A ce stade, il est important de comprendre que la Massenie n’appartient pas à la voie sèche, mais à la voie humide et opérative… Elle s’autogère et les Magisters n’en sont que les serviteurs…

De nombreux Ordres se sont trompés sur le terme « d’officier » et ont ainsi généré une structure hiérarchique pyramidale sans comprendre que l’officier n’est jamais que celui qui officie, celui qui est au service de ses frères et de ses sœurs et non l’inverse… L’officier est le servant du rituel ! Il est celui qui dirige les Aiglons dans l’espace sacré et délimité qui représente le Temple au cours de la Cérémonie… En cela, les Tenues de la Massenie se déroulent chez le Magister, dans sa modeste demeure qui devient pour un temps l’espace sacré où, tous les deux mois, … se déroulent les travaux.

Ce Temple prend le nom de Loge, comme le définit notre Charte : Une Loge est considérée comme un symbole du monde, du Cosmos. C'est le lieu éclairé et régulier, le "Yomar" : mot hébraïque de la Genèse.

Une Loge est le point de départ substantiel de la manifestation de ce monde où l'être qui le désire et qui n'est pas encore initié pourra le devenir par la suite, par la révélation de ses possibilités.

Une Loge est, pour les êtres qui s'engagent sur la voie, le passage qui les amènera à l'illumination intérieure. C'est pour l'être à l'état brut le moyen de ciseler la pierre. Dans certaines Massenies, une Bible était placée sur une table ouverte à la première page de l'Évangile de St Jean.

Toujours selon notre Charte

Les Frères et Sœurs de la Massenie s'engagent à :

·      Sauvegarder l'esprit du Temple, de la Tradition.

·      Être tolérants avant toute chose, admettre que si certains membres sont différents d'eux, ils n'en sont pas moins des Frères en l'Humanité.

·      Développer l'Amour du prochain et à avoir l'esprit de service.

·      Apprendre à se dominer et à se perfectionner.

·      Estimer un être pour sa valeur profonde, sans considération de contingences matérielles.

·      Faire naître en chacun la prise de conscience.

·      Ouvrir le chemin de la connaissance à ceux qui le désirent, et les mener à l'initiation.

·      Poser la première pierre de l’Église Universelle.

C’est le premier travail auquel doit s’atteler un membre de la Massenie, car il ne suffit pas d’adhérer à une structure pour en acquérir toutes les vertus… Ce n’est que par un travail sur Soi que chacun pourra façonner la pierre brute, la polir et la transformer progressivement en Christ’ al. Que nul ne s’y trompe, même si le vocabulaire est simple, il n’empêche que le travail est ardu et qu’il faut des années et des années pour parvenir à finaliser l’œuvre. N’est ce pas R. S. de Lubicz qui disait avoir compris ce qu’était l’ego un quart d’heure avant sa mort ? … Nombreux sont ceux qui chutent, qui s’abiment les pieds sur les pierres du chemin… Certains se relèvent, d’autres restent à terre… Comme je vous l’ai dit plus haut, la Massenie n’est pas une organisation de masse et « il n’y aura que peu d’élus sous l’Arbre de la Con-naissance. »

ART 3 : Ces buts originels restent ceux de l'Ordre actuel. Pour y parvenir, les premières Massenies dispensaient un enseignement réparti sur trois degrés d'enseignements initiatiques de plus en plus évolués, le dernier n'étant d'ailleurs, pas accessible à tous. Il fallait, pour y arriver, que le frère ou la sœur soit affranchi de la faiblesse, qu'il ait appris à maîtriser la douleur ou le chagrin, qu'il ait dépassé la limitation de son mental toujours trop nerveux, qu'il ait réalisé que les idées et les actions sont creuses si elles ne sont pas remplies du souffle de Dieu. Il fallait que le frère ait transformé son "Moi" intérieur, qu'il ait retrouvé son harmonie, qu'il soit devenu apte à recevoir occultement pour transmettre.

 

À suivre…

Par masseniedustgraaletphilosophie.over-blog.com - Publié dans : Sa philosophie - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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